🔄 Mise à jour octobre 2026
Une douleur qui part de la nuque, monte derrière la tête et donne l’impression de décharges électriques dans le cuir chevelu ? Vous avez fait des examens, pris des médicaments, et pourtant la douleur revient. La névralgie d’Arnold, aussi appelée arnoldite, est alors une piste sérieuse. Voici comment la reconnaître, la distinguer d’une migraine, et ce que l’étiopathie peut vous apporter à Genève, à Champel et à Lancy.

➡️ Une douleur électrique dans la tête ? Sur le haut du crâne ou à l’arrière de l’oreille ?
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Qu’est-ce que la névralgie d’Arnold ?
Le nerf d’Arnold (pour les médecins, le nerf grand occipital) naît tout en haut du cou, entre la première et la deuxième vertèbre. Il remonte derrière le crâne, passe sur le sommet de la tête et peut aller jusqu’au front, voire derrière l’œil. Il existe aussi un « petit » nerf d’Arnold, qui fait le tour de l’oreille.
Selon la Classification internationale des céphalées, cette névralgie est une douleur de l’arrière du crâne qui suit le trajet de ces nerfs, en crises brèves et intenses. Concrètement, ça signifie que ce n’est pas un mal de tête diffus. La douleur suit un trajet précis, et le cuir chevelu devient souvent sensible au peigne ou à l’oreiller. Une étude menée aux Pays-Bas la range parmi les douleurs de la tête et du visage peu fréquentes. Ces douleurs sont en outre difficiles à distinguer les unes des autres. Autrement dit, beaucoup de douleurs « derrière la tête » ont une autre origine. D’où l’importance d’un examen précis avant de poser une étiquette.
Causes de la névralgie d’Arnold : d’où vient la douleur ?
Selon une étude sur la névralgie occipitale, l’arnoldite a des origines variées. On trouve un nerf irrité dans les muscles de la nuque, un traumatisme comme le coup du lapin, de l’arthrose des premières vertèbres. Plus rarement, il s’agit d’une maladie inflammatoire ou d’une tumeur. Concrètement, un même symptôme peut donc cacher des causes très différentes.
Des rhumatologues français rapportent qu’elle représente 8,7 % des névralgies d’origine cervicale, et qu’elle touche le grand nerf d’Arnold dans 90 % des cas. Le titre de leur article, « La névralgie d’Arnold existe-t-elle ? », résume d’ailleurs le débat : le terme est parfois utilisé trop largement.
Le point de vue étiopathique : un blocage des cervicales hautes
En étiopathie, on recherche la cause ici potentiellement mécanique : un blocage au niveau des vertèbres du cou. Ce blocage étire en permanence un petit ligament situé juste à côté. Par réflexe, les petits vaisseaux qui nourrissent le nerf se resserrent. Le nerf reçoit alors moins d’oxygène et devient irritable : il envoie des brûlures et des décharges sur tout son trajet.
Ce n’est donc pas forcément un nerf « écrasé ». C’est plutôt un nerf moins bien irrigué, qui donne l’alerte. Ce blocage peut s’installer après un faux mouvement, une chute ou un coup du lapin. Plus rarement, le nerf est réellement comprimé à sa sortie, dans un muscle de la nuque (le trapèze) enflammé.
Quelle est la cause d’une névralgie d’Arnold ?
Réponse courte : l’arnoldite vient d’une irritation du nerf d’Arnold, qui naît en haut du cou. En étiopathie, on recherche l’origine mécanique de la douleur, ici possiblement les cervicales hautes, qui perturbent l’irrigation du nerf. D’autres causes existent (coup du lapin, arthrose, plus rarement une maladie inflammatoire ou une tumeur) et doivent être écartées par un médecin.
Symptômes de l’arnoldite et signes qui doivent alerter
Plusieurs signes orientent vers une arnoldite. En particulier :
- une douleur qui part de la base du crâne, le plus souvent d’un seul côté ;
- une brûlure, un élancement ou des décharges électriques ;
- un trajet « en casque » qui peut monter jusqu’au front ou derrière l’œil ;
- un cuir chevelu sensible au toucher, au peigne ou à l’oreiller ;
- une douleur réveillée en tournant la tête ou en appuyant sur la base du crâne ;
- une nuque raide et parfois une sensation d’étourdissement (sans vrai vertige).

Névralgie d’Arnold ou migraine : comment faire la différence ?
La confusion est fréquente. Une migraine donne en général une douleur pulsatile, qui bat comme le cœur, souvent avec nausées et gêne à la lumière (photophobie). L’arnoldite donne plutôt des brûlures ou des décharges, avec un cuir chevelu sensible. Enfin, la « céphalée cervicogénique » est un mal de tête qui vient du cou lui-même, sans douleur de nerf aussi nette.
Selon un groupe de médecins de la douleur, ces deux dernières formes se recoupent beaucoup. Les structures de l’arrière du crâne et des cervicales hautes sont en effet étroitement liées. Concrètement, une douleur qui part de la nuque mérite donc toujours un examen des cervicales, quel que soit le nom qu’on lui donne.
Quand consulter un médecin sans attendre ?
Certains signes imposent un avis médical avant toute séance d’étiopathie. La liste SNNOOP10, utilisée par les neurologues, les recense. Consultez rapidement en cas de :
- mal de tête brutal et très intense, « en coup de tonnerre » ;
- fièvre, raideur de nuque avec malaise, ou perte de poids inexpliquée ;
- faiblesse d’un bras ou d’une jambe, trouble de la parole, de la vision ou de l’équilibre ;
- douleur apparue après un choc, une chute ou un accident ;
- mal de tête nouveau pendant une grossesse, chez une personne âgée ou avec des antécédents de cancer ;
- douleur qui s’aggrave semaine après semaine ou qui augmente à la toux et à l’effort.
En cas d’urgence, appelez le 144. Pour un avis spécialisé, le Service de neurologie des HUG propose une consultation de neurologie générale et de céphalées.
L’approche étiopathique de la névralgie d’Arnold
L’étiopathie cherche la cause mécanique de la douleur plutôt que de la masquer. En consultation, je commence par vous interroger : histoire de la douleur, chocs anciens, examens déjà faits, signes d’alerte. J’examine ensuite la nuque et la base du crâne, et je teste la mobilité des cervicales hautes. Si je retrouve un blocage, je le corrige par une manipulation douce et précise.
Qu’en dit la recherche ? Selon une revue sur les thérapies manuelles, les thérapies manuelles pourraient être efficaces pour les céphalées d’origine cervicale. Les données restent toutefois limitées. Quand la douleur résiste, la médecine propose d’autres options, comme les infiltrations du nerf ou la radiofréquence. Je vous oriente alors vers votre médecin : les deux approches peuvent se compléter.
Un cas de mon cabinet
Monsieur A., 35 ans, est venu me voir pour une douleur à l’arrière droit du crâne, présente depuis plusieurs mois. Il décrivait des brûlures et des décharges, une nuque tendue et un cuir chevelu sensible. Son IRM et son scanner étaient normaux, et les médicaments ne le soulageaient pas suffisamment. Nous avons travaillé ensemble sur ses cervicales hautes. Après une légère réaction de 48 heures, la douleur a nettement diminué, puis disparu après la troisième séance. Chaque situation reste bien sûr différente.
Comment se déroule la prise en charge d’une arnoldite ?
- Première consultation : histoire de la douleur, chocs anciens, examens déjà réalisés, recherche des signes d’alerte.
- Examen : Sur la base du discours de la personne, palpation de la nuque et de la base du crâne, tests de mobilité des cervicales.
- Correction : manipulation douce et précise du blocage identifié.
- Conseils : hauteur d’écran, pauses régulières, position de sommeil et oreiller.
- Réévaluation : point sur l’évolution à la séance suivante, et orientation médicale si la douleur ne cède pas après plusieurs séances.
En complément, quand les muscles de la nuque sont très tendus, un massage neuromusculaire peut apporter du confort. Au Centre Experiment, je travaille aux côtés de Laurent Lacour, massothérapeute, vers qui je peux vous orienter si besoin. Et si vous cherchez avant tout un moment de détente, Stéphanie Clavère y propose des massages ayurvédiques de relaxation.
Névralgie d’Arnold à Genève : consulter à Champel ou à Lancy
Je vous reçois dans mes deux cabinets genevois. À Champel, au Centre Experiment (avenue Dumas 22), je vois des cadres et des personnes en télétravail, dont la nuque souffre des heures d’écran. À Lancy, au Centre Nata Terra (route du Grand-Lancy 70), je reçois aussi de jeunes parents dont la nuque souffre du portage et de l’allaitement, mais aussi des nuits agitées.
Les deux cabinets sont faciles d’accès depuis les Eaux-Vives, Carouge, Onex ou le Petit-Saconnex. Au quotidien, de petits ajustements comptent aussi : hauteur d’écran, pauses, oreiller. J’en parle dans mes articles sur la posture et sur l’étiopathie en entreprise. Enfin, si vous vous posez la question du remboursement de l’étiopathie, tout est expliqué dans un article dédié.
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FAQ – La névralgie d’Arnold
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— Maud Grand, étiopathe diplômée de la Faculté Libre d’Étiopathie de Lyon — Genève (Champel) & Lancy
L’étiopathie ne se substitue pas à un avis médical. En cas de symptômes sévères, consultez d’abord un médecin
Références
- Headache Classification Committee of the International Headache Society. The International Classification of Headache Disorders, 3rd edition (ICHD-3). 13.4 Occipital neuralgia. Cephalalgia, 2018.
- Koopman JS, Dieleman JP, Huygen FJ, et al. Incidence of facial pain in the general population. Pain, 2009;147(1-3):122-127.
- Choi I, Jeon SR. Neuralgias of the Head: Occipital Neuralgia. J Korean Med Sci, 2016;31(4):479-488.
- Ziza JM, Ahmed Yahia S, Teyssedou JP, Chazerain P. La névralgie d’Arnold existe-t-elle ? Revue du Rhumatisme Monographies, 2012.
- Lefel et coll. (Kallewaard JW, Van Zundert J, et al.). 11. Cervicogenic headache and occipital neuralgia. Pain Practice, 2025;25(1):e13405.
- Do TP, Remmers A, Schytz HW, et al. Red and orange flags for secondary headaches in clinical practice: SNNOOP10 list. Neurology, 2019;92(3):134-144.
- Chaibi A, Russell MB. Manual therapies for cervicogenic headache: a systematic review. J Headache Pain, 2012;13(5):351-359.
- Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Prestations du service de neurologie : neurologie générale et céphalées.



