Vous courez aux toilettes toutes les heures, de jour comme de nuit, et vous vous demandez si c’est normal ? La pollakiurie pendant la grossesse, cette envie fréquente d’uriner, touche la grande majorité des femmes enceintes, à des degrés différents selon le trimestre. À Genève, l’étiopathie propose une piste mécanique complémentaire au suivi de votre gynécologue ou de votre sage-femme. Elle aide à mieux comprendre ce qui se passe et, dans certains cas, à soulager l’inconfort.

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📞 Appel gratuit de 15 minQu’est-ce que la pollakiurie pendant la grossesse ?
La pollakiurie désigne le besoin d’uriner plus souvent que d’habitude, sans que le volume total des urines sur 24h augmente forcément. Pendant la grossesse, c’est d’ailleurs l’un des symptômes les plus fréquents et les plus précoces. Comme les nausées du premier trimestre, elle peut apparaître dès les premières semaines, s’atténuer ensuite, puis revenir souvent de façon plus marquée en fin de grossesse.
Ce n’est pas une anomalie. En effet, les besoins en eau augmentent pendant la grossesse. De plus, le liquide amniotique de votre bébé est renouvelé plusieurs fois par jour. Vos reins travaillent donc davantage pendant les neuf mois. À cela s’ajoute aussi, selon les périodes, une composante mécanique bien identifiée, le poids du bébé sur la vessie.
Causes et mécanismes de la pollakiurie pendant la grossesse
En début de grossesse, la croissance et les mouvements de l’utérus créent une gêne mécanique sur les voies urinaires. C’est pourquoi les envies sont fréquentes dès les premières semaines. Ensuite, en fin de grossesse, le bébé se retourne tête en bas. Sa tête et le poids de l’utérus appuient alors directement sur la vessie : sa capacité à se remplir normalement diminue, ce qui augmente encore la fréquence des envies d’uriner.
Il faut également connaître un autre élément mécanique : l’un des deux uretères (le petit canal qui relie le rein à la vessie), plus souvent le droit, peut être comprimé par l’utérus, qui tourne naturellement un peu vers la droite pendant la grossesse. L’urine s’écoule alors moins facilement et stagne un peu plus que d’habitude. C’est d’ailleurs cette même rotation qui explique pourquoi les douleurs du ligament rond touchent plus souvent le côté droit.
🔎 Ce que montre la recherche
Des médecins spécialistes des voies urinaires ont rassemblé les études sur le sujet. Plus de 6 passages aux toilettes par jour concernent 59 % des femmes enceintes au premier trimestre, 61 % au deuxième et jusqu’à 81 % en fin de grossesse, et 66 % des femmes se lèvent aussi plusieurs fois la nuit au troisième trimestre. Concrètement, si vous vous levez la nuit pour uriner en fin de grossesse, vous êtes donc dans la norme.
La pollakiurie de grossesse s’explique-t-elle toujours de la même façon ?
Réponse courte : Non. En début de grossesse, c’est la croissance de l’utérus qui gêne mécaniquement les voies urinaires. En fin de grossesse, c’est le poids direct du bébé (tête en bas) et de l’utérus sur la vessie qui en réduit la capacité. Un uretère, souvent le droit, peut aussi être comprimé.
Symptômes et quand s’inquiéter
La pollakiurie seule, sans douleur ni fièvre, reste le plus souvent un symptôme mécanique sans gravité. Elle ne nécessite donc pas de traitement particulier, en dehors des mesures de confort. Il existe en revanche des signes qui doivent vous amener à consulter rapidement. En effet, la grossesse augmente le risque que de simples bactéries dans les urines évoluent vers une véritable infection.
Des brûlures en urinant, des urines troubles ou malodorantes, ou une douleur sous le ventre doivent faire consulter sans attendre. C’est aussi le cas d’une fièvre avec une douleur dans le bas du dos, souvent d’un seul côté. Ce tableau peut en effet signaler une infection qui remonte jusqu’au rein, une urgence pendant la grossesse. C’est pourquoi un contrôle des urines est recommandé chaque mois dès le 4e mois, même si tout va bien. Selon les Hôpitaux Universitaires de Genève, des bactéries peuvent être présentes dans les urines sans aucun symptôme. Pourtant, si elles ne sont pas traitées, elles augmentent de 20 à 40 % le risque d’infection du rein. Les études montrent aussi que les traiter diminue le risque d’accouchement prématuré.

Drapeaux rouges à retenir : fièvre, frissons, douleur dans le bas du dos (souvent d’un côté), brûlures en urinant, urines troubles ou malodorantes, sang dans les urines, ou contractions associées. Dans tous ces cas, consultez un médecin ou une sage-femme sans attendre, l’étiopathie n’a aucun rôle dans la prise en charge d’une infection urinaire, qui relève toujours d’un diagnostic et d’un traitement médical.
L’approche étiopathique pour soulager la pollakiurie de grossesse
Votre suivi médical a écarté toute infection et la pollakiurie est purement mécanique ? Dans ce cas, l’étiopathe ne cherche pas à « faire moins uriner », mais à redonner de l’espace autour de la vessie. Concrètement, la prise en charge vise donc à libérer l’espace autour de la vessie et à décomprimer la zone, en particulier l’uretère le plus sollicité.
Le geste principal consiste en une mobilisation douce et externe de l’utérus, associée à une décompression locale de la vessie et des uretères. Ce travail reste toujours externe : aucun geste interne n’est nécessaire, ni pratiqué, dans cette prise en charge.
Dans ma pratique à Genève, plusieurs patientes rapportent un certain mieux-être sur la fréquence de leurs envies d’uriner dès la première séance. C’est surtout le cas en toute fin de grossesse, lorsque la gêne est la plus marquée et que l’on prépare l’accouchement. Toutefois, chaque grossesse évolue différemment, et l’expérience de plusieurs patientes n’en fait pas une généralité. L’étiopathie s’inscrit ici en complément du suivi de votre gynécologue ou de votre sage-femme.
Anecdotes de vie en cabinet
J’ai eu une patiente de 24 ans, enceinte de 34 semaines pour sa première grossesse. Depuis deux semaines, ses envies d’uriner étaient presque incessantes. Elle se relevait six à sept fois par nuit. C’était insupportable pour elle. Tous les examens auprès de sa sage-femme étaient bons, il ne s’agissait pas d’une infection. Nous avons alors centré deux séances sur la mobilisation utérine et la décompression de la vessie. Ainsi, elle se relevait nettement moins la nuit pour uriner, et ses tensions ligamentaires avaient diminué.
Combien de séances pour soulager la pollakiurie de grossesse ?
- Un mieux-être est souvent ressenti dès les 2 premières séances.
- Le rythme est adapté au terme de la grossesse et à l’intensité de la gêne.
- Aucun résultat n’est garanti : chaque grossesse évolue différemment.
La pollakiurie de grossesse à Genève
À Genève, je reçois des futures mamans à toutes les étapes de leur grossesse. Je consulte aussi bien au cabinet Experiment à Champel qu’au cabinet Nata Terra à Lancy, dédié à la périnatalité.
Au quotidien, quelques bons réflexes aident, quel que soit le trimestre. Il s’agit de boire suffisamment (environ 2 litres par jour), de ne jamais retenir ses envies et d’uriner après les rapports. Ils font partie des conseils donnés aux femmes enceintes par les médecins français, faute d’équivalent publié en Suisse. Réduire ses apports en eau pour uriner moins souvent serait au contraire contre-productif.
Et après l’accouchement ?
Après l’accouchement, une rééducation du périnée est recommandée. Au Centre Nata Terra de Lancy, Laure Lerebours, sage-femme, et Leah Grandjean, physiothérapeute, la proposent juste après la naissance. Elles reçoivent aussi les femmes qui ont eu leur bébé il y a longtemps, par exemple quinze ans plus tôt. C’est utile quand une gêne urinaire persiste. Les deux cas sont possibles. Cette rééducation complète ainsi une éventuelle prise en charge mécanique de la récupération post-partum.
Si la pollakiurie s’ajoute à d’autres tensions, par exemple des douleurs du bassin, une lombalgie de grossesse ou le besoin d’une ceinture pelvienne, sachez qu’elle fait souvent partie d’un ensemble plus large de désagréments de la grossesse. C’est pourquoi je propose une approche qui prend en compte l’ensemble de votre grossesse, et pas seulement un symptôme isolé.

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Questions fréquentes sur la pollakiurie pendant la grossesse
Au cabinet, à Champel comme à Lancy, ces questions reviennent très souvent. Voici mes réponses.
FAQ – Pollakiurie pendant la grossesse
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- Lancy, Centre périnatal Nata Terra, Route du Grand-Lancy 70, 1212 Grand-Lancy · Réserver à Lancy
- Champel, Centre Experiment, Avenue Dumas 22, 1206 Genève · Réserver à Champel
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Maud Grand, étiopathe diplômée de la Faculté Libre d’Étiopathie de Lyon, Genève (Champel) et Lancy.
L’étiopathie ne se substitue pas à un avis médical. En cas de symptômes évoquant une infection urinaire (fièvre, brûlures, douleur dans le bas du dos), consultez d’abord un médecin ou une sage-femme.
Références
- Saidi A, Delaporte V, Lechevallier E. Problèmes urologiques rencontrés au cours de la grossesse. Progrès en Urologie. 2005;15:1-5.
- HUG, Département de médecine de premier recours. Les infections urinaires. Mise à jour septembre 2010.
- LiSA/UNESS. Connaître les particularités de l’infection urinaire au cours de la grossesse. 2024.
- Smaill FM, Vazquez JC. Antibiotics for asymptomatic bacteriuria in pregnancy. Cochrane Database Syst Rev. 2019;(11):CD000490.
- OMS. WHO Recommendations on Antenatal Care for a Positive Pregnancy Experience. 2016.



